Environnements, émotions et perte de poids

Lorsque l’on parle de perte de poids, on en vient forcément à parler de déficit calorique car c’est la base de ce qui découle de la première lois de la thermodynamique. Pour perdre du poids, il faut que notre organisme dépense plus d’énergie qu’il n’en absorbe sur une période de temps suffisamment longue. 

Pourtant, je vous propose, à l’occasion de cet article, de mettre les mathématiques de côté et de nous intéresser à d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte pour une perte de poids. Nous allons en fait nous focaliser sur l’influence de l’environnement et des émotions. Ces différents facteurs, bien souvent oubliés ou trop peu considérés, ont pourtant un impact certains sur la réussite d’une perte de poids. 

Dans un premier temps, il est important de comprendre que l’environnement n’a pas le même degré d’impact chez tout le monde. Pour certains d’entre nous, l’environnement dans lequel on vit n’aura pas ou très peu d’impact sur nos décisions quotidiennes à partir du moment où l’on a un objectif en tête. Pour d’autres en revanche, l’environnement déterminera fortement nos décisions et à termes nos échecs et réussites.

Comment cela est-il possible ???

Et bien en fait l’environnement, les choses qui nous entourent, agissent directement sur nos émotions. Si l’on se laisse porter par nos émotions dans tous ce que nous faisons, notre quotidien serait rempli d’abandons, d’échecs et de déception car les émotions nous font perdre le contrôle et prendre des décisions irraisonnées. 

Peu importe l’objectif que l’on s’est fixé, il est très important de garder le contrôle sur nos émotions pour que nos décisions soient en accords avec notre objectif et non le fruit d’une pulsion sortie de nulle part pour assouvir un besoin urgent !

Il y a donc des personnes pour qui l’environnement ne déclenche pas, de manière générale, de réaction émotives fortes et d’autres, pour qui le moindre petit stimuli alentours entraîne une sensation de perte de contrôle soudaine.

Pour schématiser mes propos, on peut dire que la première catégories de personne sont des “modérateurs” : ils gèrent sans problème les stimulus environnementaux en gardant le contrôle et prenant des décisions raisonnées. (Pour la petite métaphore avec l’insuline), on peut dire qu’ils sont résistants à l’environnement ou bien désensibilisés à ses stimulus.

La seconde catégories de personne est un groupe de “tout ou rien”, pour ces personnes il n’y a pas de demi-mesure, soit l’environnement est propice à la perte de poids et elles sont alors extrêmement résilientes, soit l’environnement génère des émotions trop fortes et dans ce cas, le risque d’abandon ou de laisser aller est grand.

Pour illustrer tout ceci, prenons 2 personnes : l’une d’elle est “modératrice” tandis que l’autre est plutôt “tout ou rien”. Si ces 2 personnes ont un objectif de perte de poids, il sera bien plus facile pour la personne modératrice d’atteindre son objectif dans un environnement où les tentations culinaires sont grandes. Cette personne aura la capacité de rester en accord avec son objectif en modérant ses apports caloriques provenant d’aliments dits “plaisir”.

A l’inverse, une personne “tout ou rien” ne pourra pas “juste” prendre une part de gâteau ou s’en tenir à quelques bonbons. Le stimulus émotionnel généré par ces tentations est beaucoup trop fort. Pour cette seconde catégorie de personne, lesdits “tout ou rien”, il est important d’analyser et d’appréhender l’environnement qui les entoure avant de se lancer dans un objectif de perte de poids. En effet, il est souvent nécessaire pour ces personnes de préparer le terrain et de supprimer au maximum tous les potentiels stimulus pouvant nuire à la perte de poids. 

Concrètement, cela peut s’envisager par des gestes simples comme :

  • Ne pas passer par les rayons biscuits/friandises/chocolats lorsque l’on fait ses courses. Bien connaître son supermarché et avoir une liste de course déjà prête en sachant où aller est une excellente façon de faire.
  • Ne pas acheter d’aliments pour lesquels on sait qu’il sera difficile de se contenter d’un petit peu
  • Eviter de passer devant toutes les boulangeries de la ville à 7h du matin alors que ça sent la viennoiserie qui sort du four à plein nez
  • De même pour les kebab et pizzeria le soir
  • Zapper les publicités à la TV car bon nombre d’entres elles concernent de la nourriture et …pas vraiment saine.

Bon alors du coup vous êtes plutôt modérateur ou tout ou rien ?

N’oubliez pas que rien n’est figé dans le temps, on peut très bien être modérateur pendant une période donnée puis, à cause du stress de la vie quotidienne ou autres, on devient de moins en moins résistant à l’environnement et on bascule peu à peu vers la catégories de personne des “tout ou rien”.  Ci dessous un schéma montrant les 2 types de réponses émotionnelles face à un stress et les conséquences qui en découle.

Tout est question de gestion émotionnelle et d’auto-discipline me direz-vous ?

Probablement qu’il y a une grande part de vrai, mais je reste convaincu aussi que la façon dont notre environnement peut nous faire basculer émotionnellement est régi en chacun de nous à un moment de notre vie, ce n’est pas quelque chose de fixe. D’où la différence de difficulté qu’il peut y avoir à atteindre 2 objectifs similaires mais différés dans le temps.

Vous l’aurez compris, si vous voulez augmenter vos chances de réussite lors d’une perte de poids, deux stratégies possibles lorsque vous êtes sensibles aux stimulus de l’environnement :

  • Avant de vous lancer à la quête de votre objectif : prenez du recul sur votre vie actuelle et analysez toutes les sources de stress et d’inconforts que vous subissez au quotidien. Le but sera de mettre en place des actions/changements pour éradiquer toutes ces différentes sources.  Cela peut prendre un certains temps, d’autant plus qu’il y a certains facteurs de stress dans notre quotidien pour lesquels nous ne pouvons vraiment rien et il faudra faire avec. Une fois libéré d’un maximum de stress, vous pouvez alors vous tourner vers votre objectif.
  • Si la première stratégie est trop longue ou paraît inenvisageable. Dans ce cas, il va falloir intégrer quelques règles de conduite pour limiter au maximum l’exposition aux stimulus environnementaux. J’ai pu citer quelques gestes simples un peu plus haut qui vont dans ce sens.  

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