3 habitudes qui pourraient causer du tort à votre thyroïde

Dans cet article, je vais vous parler de 3 habitudes saines qui pourraient jouer à l’encontre de votre statut en iode et, de ce fait, limiter la production d’hormones thyroïdiennes par la glande thyroïde.

Un bref rappel historique sur le statut en iode

Il faut bien comprendre que pendant longtemps, il était très facile de se retrouver carencé en iode. En fait, ce minéral, présent en abondance dans les sols le long des littoraux, tend à s’évaporer et à être relargué dans la mer avant de rejoindre de nouveaux les sols. Ce cycle sans fin explique pourquoi la teneur en iode des sols est très variables. Cela a des répercussions sur la teneur en iode contenu dans les végétaux qui y poussent et on se retrouve alors avec des différences de teneur en iode colossales d’une zone géographique à l’autre.

On peut se retrouver avec une pomme de terre cueillie proche de la mer qui est très pauvre en iode tandis que quelques kilomètre plus loin, une autre pomme de terre de même variété est 100 fois plus riche en iode que la précédente !

Si teneur en iode des aliments est trop aléatoire on peut vite se retrouver carencé en pensant pourtant en consommer assez. Pour résoudre ce problème, les Etats-Unis ont lancé une campagne de santé publique qui consiste à ajouter de l’iode dans certains aliments comme le pain et le sel de table pour en faire du sel iodé. Cette initiative a ensuite été intégrée dans d’autres pays comme la France et a permis d’éradiquer les cas les plus majeurs de carence en iode.

Ces habitudes a double tranchant…

Le soucis étant que dans notre société actuelle, le sel est associé à certains problèmes de santé comme la hausse de la tension artérielle, elle-même vecteur de maladies cardio-vasculaires. De ce fait, de nombreuses personnes, soucieuses de leur santé, réduisent drastiquement voire suppriment complètement l’ajout de sel de table. En faisant cela, ces personnes éliminent une des meilleures sources d’iode à leur disposition. En pensant agir pour leur bien, ces personnes risquent alors de devenir carencées en iode.

La deuxième habitude qui joue à l’encontre du statut en iode est celle où les personnes vont choisir du sel non iodé comme unique sel de table. Il peut s’agir du sel de l’himalaya par exemple, du sel de guérande ou encore du sel camargue. Ces différents sels sont de bonnes sources de minéraux mais l’iode n’en fait pas parti. 

La troisième habitude est un peu plus délicate à identifier car il s’agit de la consommation d’aliments dont certains composés actifs inhibent la captation de l’iode par la glande thyroïde. C’est en effet le cas des végétaux de la famille des crucifères comme le brocoli et le choux fleur.

Ces derniers contiennent des composés qui aident le foie à éliminer les toxines du corps, protègent contre certains cancers et agissent comme antioxydants. Cependant, ce sont ces mêmes composés qui inhibent la captation de l’iode ! Il est donc important de ne pas abuser de la consommation de crucifère car, là encore, la modération est finalement la clé pour une alimentation saine.

Et même si consommer beaucoup de crucifère semble assez improbable compte tenu du volume qu’il faut ingurgiter pour que les composés actifs aient un réel impact, il existe des suppléments qui contiennent ces composés de manière concentrée dans une petite gélule, rendant alors beaucoup plus simple l’abus de consommation de ces composés. 

On retrouve, par exemple, dans le commerce des suppléments contenant de hautes doses de sulforaphanes, une des substances actives des crucifères. La consommation de tels suppléments augmente à la fois les potentiels bénéfices mais aussi risques sur la santé que j’ai cité précédemment. 

La consommation d’aliments riches en cyanure présentent aussi un risque pour la captation de l’iode par la glande thyroïde. Le cyanure est un poison pour l’organisme qui nécessite d’être métabolisé pour être ensuite évacué. Sa métabolisation donne lieu à des composés similaires à ceux que l’on trouve dans les crucifères et ont le même impact négatif sur le métabolisme de l’iode.

Les aliments les plus riches en cyanure sont : les noix de cajou, les amandes, les pommes de terre et la rhubarbe parmi les plus populaires. On en retrouve aussi dans des aliments moins souvent consommés comme le fugu, le sureau, les têtes de violon et le manioc. 

Comment apporter suffisamment d’iode à son organisme ?

Le moyen le plus sûr et efficace pour avoir un bon statut en iode reste la consommation quotidienne mais modérée de sel de table iodé. Pour les personnes souffrant d’hypertension et/ou devant surveiller leurs apports en sodium, il est possible de remplacer le sel standard iodé par un sel de potassium iodé.

Aussi, la consommation de poissons, d’algues et de fruits de mer, plusieurs fois par semaine, représente une autre alternative pour supporter ses besoins en iode car la teneur de ces aliments en iode est beaucoup mois aléatoire et donc plus fiable.

Enfin, il s’agit de faire preuve de modération quant à la consommation de végétaux crucifères et d’aliments riches en cyanure. Ces aliments ont des propriétés bénéfiques pour la santé donc les supprimer de son alimentation n’est pas la solution. Néanmoins, comme nous l’avons vu plus haut, plus n’est pas toujours égal à mieux. 

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