II- Comparaison entre végétarisme et omnivorisme


II.1 L’association avec un mode de vie sain 
II.2 Le problème des viandes d’aujourd’hui
II.3 Que dit la science sur la santé des végétariens ?

II.1 L’association avec un mode de vie sain

Adopter un régime alimentaire quel qu’il soit implique que la personne concernée s’informe un minimum sur le sujet de la nutrition. De ce fait, les personnes choisissant d’adopter un régime alimentaire sont des personnes averties voire même intéressées par tout ce qui touche à l’alimentation.

A partir de ce simple constat, il est aisé de comprendre que ces personnes ont tendance à faire plus attention à leur alimentation et, par synergie, à leur santé.

Les végétariens sont de ce fait des personnes qui, comparativement à la population générale, ont tendances à avoir un mode de vie beaucoup plus sain se traduisant par : une moindre consommation d’alcool, moins de tabagisme, davantage d’activité physique et bien entendu une alimentation plus équilibrée et plus naturelle.
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Végétarisme et mode de vie sain est un paramètre cruciale à prendre en compte dans l’exploitation d’études menées sur des populations végétariennes et non végétariennes.

En effet, si ce dernier n’est pas pris en considération, on peut rapidement arriver à la conclusion que les végétariens sont en bien meilleur santé que leur homologues non végétariens mais, est-ce du à l’alimentation ou bien au mode de vie plus sain ? Dans la suite de ce travail de recherche, seules les études les plus pertinentes seront utilisées afin s’appuyer mes propos.

 

II.2 Le problème des viandes d’aujourd’hui

De nombreux chercheurs se sont penchés sur l’impact de la consommation de viande sur la santé en étudiant les risques et facteurs de risques de diverses maladies.

Au 21ème siècle, la grande majorité des produits carnés à disposition de la population humaine est issue d’une industrie d’élevage intensif. Les bêtes sont cloisonnées depuis leur naissance dans des endroits sombres, insalubres et étroits où, pour la plupart, ne voient même jamais la lumière du jour.

De plus, ces dernières reçoivent des quantités monstrueuses d’antibiotiques et des injections d’hormones pour accroitre leur masse maigre de manière démesurée. Pour couronner le tout, elles sont nourris avec des céréales riches en oméga 6 pro-inflammatoire.

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Il a ainsi été démontré qu’une consommation importante d’oméga 6 associée à un ratio oméga 6/oméga 3 augmente les risques des cancers colorectaux, du sein, de la prostate et des ovaires. [2]

En outre, les viandes mises à disposition dans le commerce sont bien souvent transformées et contiennent alors de nombreuses autres substances néfastes pour l’organisme tels que les additifs alimentaires. Parmi eux on trouve souvent : l’ajout de sel,  des agents de conservation, des acidifiants et bien d’autres.

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Par ailleurs, il a été démontré que le phosphate, agent acidifiant fortement utilisé dans les produits carnés transformés, augmente d’autant plus le taux de mortalité que sa consommation est grande. [3]

D’autres études un peu plus poussées ont cherché à savoir si c’est le type de viande qui détermine la dangerosité liée à ces dernières ou bien si c’est la consommation de viande en général qui pose problème.

Ce qui en ressort est que les viandes transformées ont un impact négatif significatif sur le taux de mortalité et de maladie cardio-vasculaire. Les viandes rouges non transformées, qu’en a elles, ont un léger impact négatif sur les maladies cardio-vasculaires tandis que les viandes blanches n’ont aucun impact. [4]

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D’autres méta-analyses vont dans le sens des précédentes puisqu’elles ne trouvent pas d’association entre consommation de viande rouge brute et diabète ni maladies cardio-vasculaires. Pour les viandes transformées en revanche, les études soulignent une augmentation significative des risques cités précédemment en plus d’une augmentation du risque de cancer du colon dans la partie basse. [5] [6]

Ainsi, il apparait dans ces études que ce n’est pas la consommation de viande en elle même qui pose problème sur la santé mais la façon dont cette dernière est traitée avant d’arriver entre les mains du consommateur. Les viandes d’élevage riches en acides gras saturés et oméga 6 qui sont transformées par le biais d’ajout de toutes sortes d’additifs, constituent des viandes de piètre qualité.

Afin de contourner ces problèmes, deux choix s’offrent au consommateur : opter pour l’achat de viande issue de l’agriculture biologique ou bien adopter un régime végétarien.

II.3 Que dit la science sur la santé des végétariens ?

Nous tâcherons ici d’établir un comparatif entre l’état de santé d’une population végétarienne et une autre population non végétarienne.

Le soucis majeure dans cette démarche et que, comme mentionné un peu plus haut, de manière générale les végétariens ont tendance à avoir un mode de vie plus sain que le reste de la population. Afin de mettre les deux populations sur un même pieds d’égalité il est nécessaire d’écarter le paramètre parasite du mode de vie sain.

Une étude anglaise publiée en 2009 dans le prestigieux « The American Journal of Clinical Nutrition » met en application cette démarche en recrutant les sujets de l’étude par le biais de magazines en lien avec la santé ou en allant directement les démarcher dans des magasins bio.

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Les résultats de l’étude montrent que dans les deux groupes le taux de mortalité est inférieur à la moyenne nationale (anglaise). Cependant, il n’y a pas de différences significatives entre les deux groupes. Les chercheurs notent toutefois que les risques de cancers du colon et du pancréas sont plus important chez les végétariens tandis que les risque de maladie cardio-vasculaires sont plus important chez les omnivores. [7] [8].

Une autre méta-analyse vient appuyer ces propos en ajoutant que, comparativement aux omnivores, les pesco-végétariens et les lacto-ovo-végétariens voient leur risque de maladies cardio-vasculaires baisser de 34%, cette diminution de risque est de 20% pour les végétaliens [9].

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Enfin, une toute récente méta-analyse recensant 86 études faisant un lien entre végétarisme et causes de mortalité conclus que, comparativement à la population moyenne, les végétariens ont un risque de maladie cardio-vasculaires mortelles réduit de 25% et un risque réduit de 8% tout cancers confondus. Ce risque descend même jusqu’à 15% pour les végétaliens.

On note donc toutefois que toutes les formes de végétarismes ne semblent pas avoir les mêmes bénéfices. En effet, comme le souligne aussi une étude de 2017, il semblerait que la santé artérielle des ovo-végétariens soit meilleure que celle des omnivores et des végétaliens [10]. Ainsi, la consommation d’œufs serait associée à une meilleure santé artérielle.
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Les bénéfices d’une alimentation végétarienne sont aussi marqués par  une amélioration de certains facteurs d’inflammations tels que l’uremic pruritus. [11].

En outre, la flore intestinale des végétaliens possèdent des vertus anti-inflammatoire que l’on ne retrouvent pas chez leurs homologues végétariens ni les omnivores. [12]

Aussi, les études soulignent que les végétariens sont moins exposés au polluants organiques grâce à l’absence de consommation de viande [13].

De manière générale, force est de constater que les régimes végétariens semblent avoir des effets bénéfiques sur la santé artérielle et sur la prévention des maladies cardio-vasculaires.

A noter que ces effets bénéfiques semblent plus prononcer chez les végétariens que chez les végétaliens. Ces derniers ayant toutefois de meilleures marqueurs liés à l’inflammation et un risque plus faible de cancer toutes causes confondues.

Introduction

I- Le végétarisme depuis son apparition jusqu’à aujourd’hui

I.1 Les origines du végétarisme
I.2 Les différentes déclinaisons qui en découlent
I.3 Pourquoi devenir végétarien ?

II- Comparaison entre végétarisme et omnivorisme

II.1 L’association avec un mode de vie saine
II.2 Le problème des viandes d’aujourd’hui
II.3 Que dit la science sur la santé des végétariens ?

III- Les problématiques liées au végétarisme

III.1 L’acide phytique
III.2 Quelles sont les carences potentielles et leurs impacts sur la santé ?
III.3 Solutions et stratégies alimentaires à mettre en place

Conclusion

Bibliographie

 

Autres travaux de recherche

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